photo de famille participantes à l’atelier sur la place de la femme au sport burundais.

L’amélioration de la place de la femme, une nécessité dans le sport burundais

Par Thierry Niyungeko


Dans le but de bien préparer la représentativité des athlètes féminines pour l'Olympiade 2021-2024, le Comité National Olympique du Burundi a organisé en date du 6 Novembre 2020, un atelier sur la place de la femme dans le sport burundais.


Afin de marquer l'importance de cette activité, la présidente du CNO Lydia Nsekera s'est chargée de diriger les travaux de cet atelier riche en échanges d'expériences entre les participantes venues de toutes les fédérations sportives affiliées au Comité National Olympique du Burundi. La place de la femme qui doit être améliorée surtout dans les instances dirigeantes des fédérations qui sont habilitées à prendre des décisions a retenu l'attention des invitées. Diverses thématiques ont été débattues au cours de cet atelier. Il s'agissait d'abord de l'état d'avancement de la mise en œuvre du plan stratégique du sport féminin au Burundi développé par la présidente Nsekera et Marie Chantal Niyonkindi. La dirigeante du CNO a ensuite abordé le deuxième thème sur l'égalité des sexes avec les bonnes pratiques adaptées par les CNO. Le troisième thème animé par Elsie Uwamahoro et Dévote Barajenguye concernait la prévention du harcèlement et abus dans le sport avec des engagements pour le prochain exercice 2021. Et comme le sport ne peut pas se développer sans être médiatisé, Immaculée Nzotungishaka et Liliane Nshimirimana qui préside l'association des journalistes des Sports du Burundi ont abordé la thématique sur le Sport féminin et les médias.

Consciencieuses de leur place de choix qui doit les revenir dans le paysage sportif burundais, les participantes veulent y parvenir. L'atelier a été un moment d'échanges fructueux et la participation était bonne durant toute la journée. Des initiatives visant à atteindre la parité des athlètes dans les catégories Garçons et Filles vont être préconisées au sein du mouvement sportif national. C'est d'ailleurs un des objectifs du Comité International Olympique (CIO) lors des prochaines compétitions de grande envergure comme les Jeux Olympiques.


L'amélioration se fera doucement et sûrement


Au cours de cet atelier, diverses recommandations ont été formulées par les participantes pour améliorer, doucement et sûrement, la place de la femme dans le sport burundais. Sur le plan sportif, les femmes devront suivre des programmes spécifiques pour les entraîneurs et organiser des réunions pour les femmes entraîneurs avec un accompagnement par groupes pour permettre aux anciennes sportives de se reconvertir nombreuses en entraîneurs. A celles qui exercent déjà ce métier, les aider à poursuivre leur carrière et développer leurs qualités, ce qui permettra de stimuler et d'ouvrir la voie aux anciennes athlètes désireuses de devenir coaches.

A propos des quotas pour la participation des femmes, il est recommandé de veiller à ce qu'au moins 30 % des participants aux stages de formation du niveau 1 organisés par le CNO pour les fédérations sportives nationales soient des femmes. Pour ce faire, il faudra sensibiliser les fédérations d'accueillir au moins ce pourcentage dans les formations qu'elles organisent et motiver les femmes admissibles aux stages internationaux pour entraîneurs.

Pour une bonne médiatisation du sport féminin, les participantes ont recommandé d'encourager une couverture équitable et équilibrée des athlètes masculins et féminins. L'idée de rédiger des directives pour des reportages respectueux de l'équilibre entre les genres pour diffusion a été émise à l'endroit de tous les journalistes sportifs du pays. Afin d'assurer une couverture sportive équilibrée, des rencontres à intervalles réguliers seront programmées dans le but de sensibiliser les médias sur l'importance des reportages valorisant les sportives.

Pour y arriver progressivement et surement, la présidente de la commission Femme et Sports au sein du CNO Circoncilie Nahimana compte faire une analyse annuelle sur le pourcentage des dirigeantes du mouvement olympique à tous les niveaux des organes des fédérations. Cela permettra de sensibiliser davantage à la question des inégalités entre les sexes et à fournir aux fédérations nationales des données qu'elles peuvent utiliser comme base de travail pour atteindre leurs objectifs dans leurs structures. 

 

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Guest
mercredi 28 septembre 2022
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